Dom
Work in progress

Performance l 45min
Installation;
Photographs (different sizes and supports);

Objects;

Sound;

Documents

Text: Wiktoria Synak I Adaptation and direction: Wiktoria Synak and Erwan Augoyard I Performing: Wiktoria Synak, Olga Wyszkowska, Anouk Boyer Mazal

Visual communication for Dom, 2020

Dom, the performance that the young artist started working on in 2018, inter-lances two stories: her own and that of her native Poland, which she left in 2013 to study visual arts in Amsterdam, Marseille and Brussels.

In Polish, dom means home — the home that she and the other Polish women she has met in Brussels over the past few years — Monika, Olga, Anna and Iwona — all left behind. They come together to talk about their country, their family history and their personal stories. Having left Poland in search of a better life, many of them ended up in Brussels where they clean other people’s — while not living in their own.

As she stands on stage, Synak faces us in a modest black dress, while a large black and white self-portrait (same dress, same pose) behind her echoes the scene, constantly sending us back to her, as though an infinite mirror of her story. Lasting nearly half an hour, the words spoken (in French and Polish), the small gestures (cutting out a paper flower, dancing with a spectator, holding the crocheted tablecloth of Olga’s grandmother, etc.), the snippets of conversation in the background and the music of a Polish nightclub, modestly yet unflinchingly suggest a possible answer to her own questions.

Virginie Devillers, 2019

Soeur

 

La majorité de polonais de la classe ouvrière à Bruxelles arrive de Siemiatycze. Une ville de vingt mille habitants à nord-est de Pologne. Quelqu’un me demande même si j’ai une sœur à Bruxelles. Car il a vu une fille qui me ressemblait beaucoup. Kinga vient de Siemiatycze et elle aurait pu être ma sœur. Je retrouve cette fille. Elle ne me ressemblait même pas.

Femmes de la rue de Mérode 26 

(extracts)

Les femmes de ménage et leurs enfants habitent ce bâtiment où tous les appartements se ressemblent. Un salon qui donne sur la rue de Mérode. Une salle de bain et une cuisine sans fenêtres ni ventilation. Il n’y a pas d’hommes. Un univers géré par l’ordre de femmes.

Chaque matin elles partent au travail et rentrent tard le soir. Un chez elles provisoire. Elles posent leurs pieds sur le sol en plastique avec des motifs en bois et regardent la télé polonaise.

Irena et Hania, deux polonaises dans la cinquantaine, partagent cet appartement une chambre pour payer moins cher. Je leur rends visite, mais je dois les voir séparément, car elles sont en conflit depuis des années.